
Boulevard Haussmann, Antoine Blanchard (1910-1988)

Balcon 1880, Gustave Caillebotte (1848-1894)
Les cheminées ont disparu
mais leur ombre court encore
le long des murs de la maison voisine
une ombre de suie
leur demeure abolie
ne circule plus que sur une carte postale
si elle eut cette chance
sinon, plus rien.
et l’ombre même des cheminées s’efface
tandis que sourit l’agent immobilier.
Raymond QUENEAU, Courir les rues. Ed Gallimard
Les cheminées de Paris disparues ?
Les cheminées des usines, sans aucun doute…
Mais celles des immeubles, sont toujours là.
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Et même quelquefois, on dirait des tuyaux d’orgue :
http://www.panoramio.com/photo/59999891
de quoi imaginer une drôle de symphonie nuageuse
Comme Jacques Dutronc dans sa chanson du « petit jardin qui sentait bon le bassin parisien », Raymond Queneau n’aimait pas les promoteurs. Et il avait bien raison !
Des liens qui viennent nous réconforter sur la présence des cheminées dans le paysage urbain de notre belle capitale.
Oui ! Les toits de Paris sont toujours couverts de cheminées et j’en posterai quelques exemplaires ainsi que des façades couvertes de grafs.