Fenêtre sur cour

Photo Cheminezenlair

Peinture de Manet – le balcon

La Gacilly – Morbihan

Il serait possible de disserter à propos de l’usage de la fenêtre comme espace de transition entre l’intérieur et l’extérieur. Ceux qui ne veulent pas être vus et ceux qui s’exposent …

Mais cette peinture me donne l’occasion de vous parler du grenier de Tilia

echos-de-mon-grenier.blogspot.com

et j’espère qu’elle viendra vous commenter cette oeuvre de Manet.

Voici le commentaire de Tilia  : « Les critiques de notre époque mentionnent tous l’énigme posée au spectateur par « Le Balcon » de Manet ! Même en l’observant attentivement, il est difficile de se faire une idée précise de cette scène ambiguë. Tout commentaire de ce tableau ne peut donc être que subjectif.

Pour ma part, je pense qu’il y a eu des mots entre les deux femmes. Elles semblent s’ignorer, comme après une dispute. Détournant la tête, la femme assise paraît ruminer ses griefs à l’encontre de celle qui se tient à côté d’elle la mine confuse. Prudemment, l’homme reste à distance des deux femmes et feint de se désintéresser de leur conflit.

On peut aussi se demander ce qui retient l’attention de l’homme, ainsi que celle du jeune garçon qui se trouve à l’intérieur de la pièce (ce dernier étant invisible sur la peinture du trompe l’œil de La Gacilly). À mon avis, vu l’attitude intéressée du garçon et l’expression de surprise de l’homme, il se passe quelque chose d’assez extraordinaire dans la rue… »

et vous qu’en pensez-vous ?

2 réflexions au sujet de « Fenêtre sur cour »

  1. Merci, Cheminezenl’air, de m’avoir choisie pour cette mission délicate. Les critiques de notre époque mentionnent tous l’énigme posée au spectateur par « Le Balcon » de Manet ! Même en l’observant attentivement, il est difficile de se faire une idée précise de cette scène ambiguë. Tout commentaire de ce tableau ne peut donc être que subjectif.

    Pour ma part, je pense qu’il y a eu des mots entre les deux femmes. Elles semblent s’ignorer, comme après une dispute. Détournant la tête, la femme assise paraît ruminer ses griefs à l’encontre de celle qui se tient à côté d’elle la mine confuse. Prudemment, l’homme reste à distance des deux femmes et feint de se désintéresser de leur conflit.

    On peut aussi se demander ce qui retient l’attention de l’homme, ainsi que celle du jeune garçon qui se trouve à l’intérieur de la pièce (ce dernier étant invisible sur la peinture du trompe l’œil de La Gacilly). À mon avis, vu l’attitude intéressée du garçon et l’expression de surprise de l’homme, il se passe quelque chose d’assez extraordinaire dans la rue…

    Ta photo est remarquable, Cheminezenl’air. Avec ce ciel qui semble peint, on dirait un tableau réaliste. Elle me fait penser à Edward Hopper, ce peintre américain qui à maintes fois placé ses modèles auprès d’une baie.
    En réponse à ta question à propos des fenêtres, observer ostensiblement l’extérieur sans se cacher des passants ou le faire à l’abri des voilages, je pense que chacun à sa manière de regarder dehors. Tout dépend du caractère de l’observateur et des circonstances dans lesquelles se déroule l’observation.

    Encore merci, chère Cheminezenl’air, pour cette image extraordinaire (et pour le lien vers mon grenier ;-) )

  2. C’est un vrai plaisir de lire ton commentaire et j’espère que les lecteurs apprécieront leur passage au grenier ! Merci du fond du coeur !