Chant à la veillée

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Âme mon âme ainsi vêtue
D’une pelisse de vent de mer
Et d’une coiffe de feu
Toi qui ne connais ni désir ni repos
Arrête toi un de ces jours
Sur la pointe du Grand Cap
Nous avons tant et tant erré
Avec les vents de barbarie
Que nos chants
Venus du lointain
Ont disparu à tout jamais
Dans la mélasse de ces contrées

l'âme danse près du feu 2 mars 264-1

Âme mon âme toujours dépouillée
De galons et de saintes paroles
Toi qui riais à gorge déployée
Du bonheur de l’homme sans tourment
Prends le temps de t’arrêter
Par plaisir ou par devoir
Vers les nouvelles veillées
De nos soirées diaphanes
Tu remercieras l’assemblée
Tu m’excuseras de ne pas y être

Âme mon âme charriant la révolte
Sœur des esclaves demeurant par ici
De tous les bras coupés
Et des pestiférés
Mon amie si fidèle
Qui me lançait en vain
Fais comme ceci et fais pour le mieux
Radoucis tes propos
Calme un peu ton feu
Viens donc un soir à la veillée
T’asseoir à mes côtés

Norbert PAGANELLI « Chant aux crêtes »

Traduction Dominique COLONNA

5 réflexions au sujet de « Chant à la veillée »

  1. J’espère que ce qui est mélancolique n’est pas obligatoirement triste…mais tout simplement le chant de la vie avec ses espoirs, ses temps de recueillement, ses sourires et toujours cette envie de partage…
    Si des Corses passent par ici, je leur propose de me faire part de leurs ressentis sur ce parti-pris d’associer texte, photo et chant que je ne sais pas très bien traduire…

  2. Je vous remercie tout d’abord d’avoir mis en ligne l’un de mes textes mais aussi pour votre réponse au commentaire précédent que je partage tout à fait. Lorsqu’on écrit un texte poétique on ne cherche pas obligatoirement la mélancolie ou la joie exubérante, ces dernières viennent d’elles mêmes si le texte est authentique. Il faut concevoir le poème comme une sorte de nid à l’intérieur duquel les sentiments peuvent venir s’y blottir. le poète conçoit le nid, le reste n’est pas de sa compétence…

    Félicitation pour votre blog qui donne envie de découvrir et n’enseigne aucune certitude.

  3. C’est un grand honneur de lire votre commentaire et je vous remercie de vous être manifesté.