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En retrait d’un monde trop pesant,
en démarche solitaire,
trouver une zone déserte.
Pleurer sans crainte,
loin des regards,
des agitations du monde
dans la poussière de sable
qui boit avidement ces gouttes salées.
Méditer sur nos vies
emportées par des vents
qui dessèchent les fleuves
étouffent les foyers.
Là, tellement assoiffé
de sources vivifiantes
de douces chaleurs réconfortantes
expulser ces plombs
qui nous clouent sur place.
Ces cris sortis des entrailles
feront tressaillir les chacals!
Plus tard, dans le silence
l’âme légère flottera!
« Il n’y a que le désert qui guérisse le désespoir : on peut y pleurer sans crainte de faire déborder un fleuve » Ahmadou KOUROUMA
Voila un émouvant hommage pour une artiste de grand talent, hélas partie beaucoup trop tôt.
Les paroles amères de El Desertio sont portées par une musique envoûtante et le poème qui l’accompagne ici lui fait un parfait contre-point.
La photo aussi est bien choisie, tout comme la citation de Ahmadou Kourouma.